10 décembre 2019, 8:59 -

Quatre ans. Quatre longues années après les faits, rebondissements dans l’affaire du chantage à la sextape qui opposait Karim Benzema à Mathieu Valbuena.

 

Ce lundi, la cour de cassation a rejeté le pourvoi de Karim Benzema qui remettait en cause la loyauté de l’enquête dans l’affaire du chantage à la sextape.

Afin d’annuler la procédure, les avocats de l’attaquant madrilène accusaient les enquêteurs d’avoir usé de stratagèmes abusifs. C’est notamment le policier infiltré qui a servi d’intermédiaire entre Mathieu Valbuena et les maîtres-chanteurs présumés qui était pointé du doigt. Il serait, pour eux, à l’origine de pressions dans le but d’obliger les protagonistes à demander de l’argent en échange de la video.

L’arrêt de la Cour d’appel a donc rejeté cette requête, estimant les méthodes employées conformes.

En juillet 2017, la Cour avait pourtant donné raison à l’attaquant du Réal Madrid.

C’est la cour d’appel de Paris qui a de nouveau statuer sur le dossier et obligé le joueur à encore être pourvu en cassation. Aujourd’hui, plus de recours possible. Le dossier sera examiné par le juge d’instruction à Versailles qui statuera sur un éventuel procès.

 

« Évidemment, c’est une déception », a réagi auprès de l’AFP l’avocat de Karim Benzema, Patrice Spinosi. « Il y a quelque chose de schizophrène dans le fait que la Cour de cassation dise le contraire de ce qu’elle avait dit il y a deux ans. Pour autant, Karim Benzema n’a jamais craint de devoir faire face à ses juges devant lesquels ils s’expliquera sur son absence d’implication dans cette affaire, s’il est renvoyé devant un tribunal », a-t-il ajouté.

 

Karim Benzema a été mis en examen pour « complicité de tentative de chantage » et pour « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un délit ».

Cinq autres personnes, dont le footballeur Djibril Cissé et les cerveaux présumés du chantage, Axel Angot et Mustapha Zouaoui, sont aussi mis en examen dans cet affaire.