15 mars 2019, 15:26 -

Je vous préviens d’avance : il y a aura quelques petits spoils. Mais très légèrement. Juste pour assaisonner cet article de quelques anecdotes relevées. 

On retrouve un nouvel OAV spécial Broly. Le quatrième après Dragon Ball Z : Broly, le super guerrier, Dragon Ball Z : le retour de Broly et Dragon Ball Z : Bio-Broly. La franchise manga la plus populaire au monde prenait donc le risque de montrer de nouvelles facettes du super saiyan légendaire. Presque vingt-cinq ans après la sortie du précédent film consacré à lui. Akira Toriyama qui déclarait d’ailleurs avoir réécrit le personnage qu’il jugeait intéressant pour le greffer aux ajustements opérés dans l’univers à la suite de la saga Dragon Ball Super. Au final, on n’apprend pas grand chose de plus sur lui par rapport aux trois précédents long-métrages, hormis qu’il a un père très con. 

Avant il était moche dans la tess. Aujourd’hui il plait à Eva Mendes.

Au fil de l’histoire, on s’attache au personnage de Broly. Comme lorsqu’on regarde un épisode de SOS : ma famille a besoin d’aide, on comprend vite que le jeune saiyan n’est pas un garçon bien méchant et que ses problèmes de comportement viennent de son passé. Et surtout, de son père.

Paragus, c’est un peu ce daron asiatique qui force son fils à devenir ingénieur sans lui demander son avis. Mais à défaut de l’emmener faire de l’accro-branche pour le remettre sur le droit chemin, Végéta et Sangoku ont opté pour une toute nouvelle méthode éducative : l’octogone sans règle. L’affrontement durera la moitié du film. Une bonne éducation à l’ancienne.

Le monde ou rien. 🌎

Comme dans les précédents OAV, Broly est totalement cheaté. Constamment en colère, comme un fumeur qui tente d’arrêter la clope, le super guerrier légendaire devient de plus en plus fort au fil des minutes. Même lorsque sa bonbonne d’énergie est vide, il trouve toujours le moyen de la recharger et d’augmenter sa puissance. Les vrais anciens se souviendront de la force de celui-ci dans les jeux vidéos « Dragon Ball Z : Budokaï Tenkaichi » sur Playstation 2. Choisir Broly revenait à prendre le Real Madrid ou le FC Barcelone sur FIFA. Une victoire quasi assurée. L’arme des faibles.

« Paiement refusé »

Alors oui, comme diront certaines mauvaises langues, il y a peu de scénario et majoritairement des combats. Mais est-ce vraiment un problème ? 

« Inutile, surtout, de se risquer à voir si le film si on n’est pas familier avec l’univers « Dragon Ball » : on ne comprendra rien aux personnages, dont certains ont des têtes de reptiles, aux enjeux guerriers entre gentils Sayens, méchants Sayens et Freezer », écrivait Le Parisien dans sa critique du film. Si je voulais me lancer dans Game Of Thrones, commencerais-je par regarder les épisodes de la saison 7 ? Non. Dragon Ball est un manga qui existe depuis 1984. Alors non, vous ne rattraperez pas trente cinq ans d’histoire en un film d’1h40.

On ne relèvera pas le « certains ont des tête de reptiles » digne d’une réflexion de ma mère quand elle me voyait le mercredi midi affalé sur mon canapé devant Game One.

Les journalistes de la rubrique « cinéma » du Parisien en train d’analyser le film.

Regarde-t-on Titanic pour voir Jack casser des bouches ou Avengers pour s’émerveiller devant une histoire d’amour ? Non.

Végéta ne sera jamais votre Leonardo DiCaprio et Sangoku une Kate Winsley. Tous les amateurs de DBZ savent à quoi s’attendre en allant voir ce film. Ce qu’ils veulent, c’est de la bagarre. De la bonne grosse castagne comme on aime et des effets spéciaux qui nous en mettent pleins les yeux.

Si vous voulez un scénario élaboré, allez voir Green Book ou gardez vos 9€. Utilisez cet argent pour vous payez un bon menu kebab avec même un tiramisu en dessert pour finir votre repas sur une touche sucrée. Nutella-Spéculos de préférence.

On ne va pas se mentir : la fin était prévisible à 400km. On sentait arriver le sauvetage in-extrémis de Broly comme un tweet raciste de Marine Le Pen après un attentat. Comme la spéciale d’Arjen Robben, la franchise Dragon Ball produit les mêmes OAV depuis trente ans et ça marche toujours. Simples, efficaces et devant lesquels tu sais que tu ne vas pas t’emmerder. 

Quand tu lis l’article du Parisien sur « Dragon Ball Super: Broly »

Mais bon, on aime les « happy end » et surtout quand Sangoku parvient à raisonner les méchants. Car c’est aussi ça, l’esprit DBZ : arriver à voir le meilleur dans chacun.

Au-delà d’être un vulgaire dessin animé avec « des têtes de reptiles », ce manga nous inculque des valeurs. On a grandi en le regardant et on espère continuer d’avancer dans la vie avec. De près ou de loin.

Et qui sait ? Peut-être qu’un jour, on aura l’immense bonheur d’entendre notre enfant nous demander de lui acheter une figurine de Sangoku.