29 avril 2019, 11:39 -

PSG DE M****. Voilà, j’avais besoin que ça sorte. C’est fait. On va pouvoir commencer l’article sur de bonnes bases. 

Sachez qu’au moment où j’ai commencé à écrire ce billet d’humeur, j’étais en voiture en train de revenir du bar où j’ai regardé cette bouse, que l’on qualifiera de match de football. Nous étions donc samedi soir. Comme une sorte de thérapie, j’étais sur mon portable en train de soulager ma conscience en polluant mes notes. Je tiens à préciser que je n’avais pas picolé pour noyer ma peine. Tous les mots utilisés dans cet article sont donc entièrement assumés. Pas le temps pour les regrets.

J’ai longtemps hésité avant d’écrire celui-ci. Tout d’abord car je tiens à mon travail. J’ai besoin d’argent pour continuer à payer mon forfait Free qui me permet de faire l’idiot tous les jours sur Twitter. 

Avant de me transformer en super-sayen, je vais d’abord vous raconter le déroulé de ma petite soirée. Celle-ci avait plutôt bien débutée avec une sympathique sortie au resto entre potes. Avec le match en arrière-plan, bien entendu. Pour qui me prenez-vous ? J’étais absorbé par celui-ci. Au point que j’ai même failli commander un burger vegan par inadvertance. Pardonnez-moi… 

Deux buts consécutifs de Neymar puis Dani Alves ouvrent parfaitement le bal. Super, je vais pouvoir me sociabiliser avec les êtres humains présents autour de la table. La boule au ventre retirée, je peux enfin manger. Allez hop, je me suis même permis de prendre un burger avec deux steaks de bœuf. Fuck le soja. J’étais dans une si bonne vibe que j’étais même chaud pour prendre un tiramisu au café en dessert. Il est important de vous préciser que je n’ai jamais bu de ma vie une autre boisson chaude que du Nesquik. Moi, on ne me parle pas d’âge. 

Encore oit fumier 🔥🔥

Une joie de courte durée puisque Kimpembe décide de relancer la partie en offrant un but aux rennais. Encore lui. Presnel, c’est ce mec que tu invites à ton anniversaire et qui renverse ton gâteau au moment de souffler tes bougies. Au départ, tu te dis qu’il est simplement un peu maladroit et qu’il ne voulait pas gâcher la fête. Le problème, c’est qu’il remet ça à celui de ton pote le mois suivant. 

Le repas fini, on s’empresse d’aller suivre la suite du match dans un bar à chicha. Entre temps, Rennes marque un nouveau but grâce à un coup de tête de son défenseur Mexer. Sur un écran plus petit que Mathieu Valbuena, je continue de suivre cette rencontre qui vire au cauchemar : Kylian Mbappé est exclu suite à un sal geste. J’ai tiré une taffe pendant toute la durée de l’action tellement j’étais énervé. Et mercééé Kyky pour le cancer du poumon.

« Scooteurs, écouteurs, belek Mexer »

Puis arrive la séance de tirs au but. Edinson Cavani pose le ballon en premier. Aucun risque. J’ai autant confiance en l’Uruguayen qu’en Zed lorsqu’il doit rentrer son complet sur une chanson de 13 Block. Une valeur sûre. Puis les minutes passent. Alphonse Areola n’en arrête pas une. J’ai le mort.

Puis au moment d’entrer dans la « mort subite », Christopher Nkunku s’avance vers Tomáš Koubek. Soyons honnêtes : à cet instant, on s’est tous dit « Putin c’est mort ». Le sort nous a donné raison. Le titi parisien a balancé un ballon vers un de ses potes du quartier en tribunes. Après son penalty, j’ai crié un énorme « ET NIQUE TA **** ». Tout le bar s’est retourné vers moi. Des grandes coupes de Black Panther pour envoyer un drop lors d’un moment décisif.

À cet instant, j’avais même envie de mettre fin à mes jours. J’étais à deux doigts de crier la fin d’Avengers avant de me casser en courant. 

FUCK LE 24

Après le coup de sifflet final, je me suis assis puis ai tiré sur la chicha pendant 30 minutes d’affilées. « Max, fais tourner le tuyau ». Aucune réponse. Veuillez laisser un message sur la boîte vocale. Même quand il n’y avait plus de charbon et fumée, je continuais à tirer comme un autiste. J’avais le regard vide. Ou plutôt, j’étais triste.

Lorsque je suis rentré chez moi, ma mère a immédiatement vu la déception dans mes yeux. « C’est que du foot », m’a-t-elle lancé. La phrase typique de celui qui ne regarde pas de sport, quoi. J’ai envie de lui répondre «  Tu es du quartier ? Je tiens à te dire que j’apprécie à moitié ce que tu viens de dire », mais je me suis finalement contenté d’un simple « Bonne nuit, je t’aime ». J’étais trop fatigué moralement pour faire un sparring à cette heure-ci. 

« Détends-toi, c’est que du foot. Il y a pire dans la vie »

Je tiens tout de même à féliciter le Stade Rennais. En plus de faire d’incroyables galettes-saucisses, ils ont joué avec quelque chose qu’il nous manque depuis des années : des couilles. On a quand même réussi à donner un trophée à un club qui n’en avait plus gagner depuis 48 ans, à une époque où Florent Balmont était encore adolescent. Ma fierté a du mal à accepter cela. Vous me direz que pour continuer à supporter le PSG après tous ses échecs, il n’en faut pas beaucoup. 

Jamais deux sans trois. Après une élimination en Coupe de la Ligue et en Champion’s League, on a encore eu droit à une nouvelle désillusion. Dans ma tête, j’entends la voix de Mister V en train de me répéter à de nombreuses reprises « Ça fait beaucoup là, non ? ». 

Comme je l’avais dis lors de mon billet d’humeur au lendemain de l’échec face à Manchester United, supporter le PSG, c’est comme aimer une fille qui t’a déjà trompé à plusieurs reprises et qui te promet qu’elle va changer. Si pendant quelques mois, ça se passe mieux, au final, ça finit toujours pareil. Tu as beau l’aimer de tout ton coeur et lui offrir les plus beaux cadeaux du monde, elle finit toujours par te décevoir. 

J’suis que de passage, pourquoi des feux rouges ? Pourquoi des dos d’ânes ?

Tous les ans, c’est pareil. On survole toutes les compétitions jusqu’à mars, puis on se pisse dessus. Les années passent mais le scénario reste le même, avec quelques nouveaux acteurs différents à chaque nouvelle saison. Le Plus Belle La Vie Saint-Germain. Paris, c’est cet élève qui a 18/20 toute l’année mais qui se pisse dessus au moment de l’examen final.

Malgré la joie que j’avais après la sortie de l’album de 13 Block, Kylian Mbappé et ses potes ont tout de même réussi à gâcher mon week-end. Le PSG réalise l’exploit d’à la fois embellir ma vie, mais aussi de la gâcher. Comme une femme, quoi : tu l’aimes pour ses qualités et ses défauts. Mais ça serait quand même cool de voir plus souvent ses qualités que ses défauts, surtout à partir du mois de mars. Mais bon, c’est aussi pour ça que je suis amoureux de ce club : car il est imprévisible. En amour, on prend tout ou on ne prend rien.

Le plus frustrant, c’est qu’on a non seulement l’impression que le projet n’avance pas, mais surtout qu’il régresse. Malgré la succession d’entraîneurs depuis quelques années, le club parisien commence à réellement stagner. Ça se ressent cruellement. Comme si on n’apprenait pas de nos erreurs et refusions de nous remettre en question. 

« Venez on se casse mes frères, avant qu’on s’perde… »

C’est un peu comme une fille qui enchaîne les relations avec les mecs les plus bizarres de sa ville puis se plaint derrière de ne tomber que sur des connards. À force de multiplier les conquêtes louches et dire « Men are Trash», il serait peut-être temps qu’elle se demande si le vrai problème ne vient pas d’elle. Au lieu de changer sans cesse de partenaires (entraîneurs), on devrait peut-être commencer à remettre en question la qualité de nos dirigeants (Nasser, Antero Henrique…). Arrêtons également de toujours nous cacher derrière l’arbitrage, même si il est parfois ridicule. Le disque commence à rayer. 

Maintenant, on a qu’une hâte : que la saison se termine. Regarder les matchs du PSG est devenu une véritable purge depuis deux mois. Pour être honnête, je ne prends même plus plaisir. Je fais simplement acte de présence. Comme lors d’un repas de famille avec des oncles et tantes que je n’aime pas. Je me pose, je regarde et je ferme ma gueule en espérant que le temps passe vite.

© Lacrem

Le prochain mercato sera probablement le plus crucial du club parisien sous l’ère qatari. Après celui-ci, nous saurons si oui ou non, nous méritons de rêver plus grand. Tomber n’est pas un échec. L’échec est de rester là où on est tomber. Il faut savoir apprendre de nos erreurs et renforcer nos postes faibles depuis des années (milieu défensif, latéral gauche…). 

En attendant, je continuerais toujours de supporter mon club. Dans la victoire comme dans la défaite. Je l’aime plus que 3 fois 1000. Et j’espère que vous autres supporters parisiens le ferez également. On se doit de continuer à rêver. Comme dit un proverbe malien, le chemin le plus court pour aller d’un point à un autre n’est pas la ligne droite mais le rêve.

Si vous êtes absents lors de nos combats, n’espérez pas être présents lors de nos succès.