13 octobre 2017, 13:01 -
Chaque semaine Raphaël Da Cruz vous déniche les meilleures articles de presse autour du monde du hip-hop

 

The Man Who Forgot He Was a Rap Legend

par Joshuah Bearman pour GQMagazine 

C’est l’un des pionniers du rap, une légende : T La Rock, ce nom ne vous rappelle peut-être rien, mais ce son, vous vous en souvenez :

« It’s yours », sorti en 1984, a été le premier single du label Def Jam. Mais dix ans plus tard, en 1994, lors d’une bagarre devant chez lui, T La Rock a subi un traumatisme cranien qui l’a rendu amnésique. Il avait alors 32 ans. Le magazine GQ raconte cette histoire dans un portrait qui est consacré au rappeur. « Il y avait une certaine ironie à cette situation dans laquelle était T, alors que sa musique parlait beaucoup d’identité, de fierté, de lui-même. Or, soudainement, T n’avait plus de « soi » sur lequel rapper ».

 

L’article raconte comment les membres de sa famille, particulièrement sa mère, l’ont aidé à retrouver ses capacités motrices et sa mémoire. Les dernières choses dont il se souvenait remontait aux années 70, son enfance. Ils ont essayé de reformer sa mémoire à long terme, celle de ses souvenirs d’adolescence : e son qui sortait de son poste cassette, son goût pour les films de Kung fu, ses premières block parties. L’article raconte l’histoire de T La Rock, de sa famille, mais aussi le contexte social et culturel du Bronx dans les années 70, qui a donné naissance au hip-hop

 

T La Rock a réussi à retrouver la mémoire, et à jouer dans des concerts réunissant des rappeurs du « Golden Age ». L’article se termine d’ailleurs sur un le récit d’un concert à Newark, dans le New Jersey, en 2016. « Il a été chaudement accueilli. T n’a rien raté de son couplet, le connaissait aussi bien que la foule. T regarda ses fans et souria. Parmi les nombreuses choses qu’il avait oublié, c’était qu’en fait, personne ne l’avait oublié, lui ».

Article complet : https://www.gq.com/story/the-man-who-forgot-he-was-a-rapper

 

 

 

Aketo : Une petite vie 100 histoire

Chez nous, un rappeur a commencé à raconter son histoire dans des mémoires en ligne : c’est Aketo de Sniper.

 

Le rappeur val d’oisien a créé un blog, « Une petite vie 100 histoires », dans lequel il raconte ses souvenirs d’enfance et de jeunesse. Il a déjà publié trois billets.

 

Il y revient sur son enfance à Deuil-la-Barre, et son premier amour : le graff. « En classe je reproduis le « BAD » de la pochette de Michael Jackson dans mes cahiers, j’entend parler des « grands », d’histoires de bandes, de zulus. En CE2 j’me souviens de mon pote Fayçal qui me disait toujours « t’aimes trop les trucs de voyous toi… » ». Arrivé au collège, le petit « Ryad » prend alors le blaze de « Aket » pour tagger.

 

Il raconte aussi sa rencontre avec un certain « Akem », avec qui il va graffer et rapper quelques temps. Akem rejoindra le collectif M Group, et deviendra alors… Tunisiano. Il raconte aussi les rencontres avec « Sheol » et « DJ Fresk » qui deviendront Blacko et DJ Boudj. Ils forment alors un groupe : Éléments pertubateurs. C’est au milieu des années 90, et le rap commence à se démocratiser. Aketo se souvient : « Ce que je considérais comme un trésor mais que je voulais partager, ce que je voulais qui explose mais sans en perdre l’exclusivité devenait vulgarisé, sentiment contradictoire ».

 

Enfin, dans le dernier billet en date, il raconte plein d’anecdotes sur l’édition 97 des Francofolies de La Rochelle et son énorme plateau rap. C’est là qu’il monte pour la 1e fois sur scène. La même année, Sniper est créé. Suite de l’histoire dans les prochains billets.

 

Aketo, une petite vie 100 histoires :  https://unepetitevie100histoires.wordpress.com/ 

 

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