13 juin 2018, 14:26 -

Deux ans après l’annulation du concert de Black M à Verdun, c’est au tour d’un autre grand nom du rap d’être au cœur d’une polémique orchestrée par le Front National.

Médine, qui doit se produire au Bataclan le 19 et 20 Octobre prochain s’est attiré les foudres de l’extrême droite qui s’est vivement opposée à sa venue en essayant de censurer son concert. 

Marine Le Pen s’est exprimée sur le plateau de BFM TV en marquant vivement son opposition envers Medine, en le qualifiant « d’islamiste dangereux » :

L’extrême droite reproche à Medine le titre Don’t Laïk, sorti en 2015, et l’album Jihad, le plus grand combat est contre soi-même, en 2005, certains responsables politiques ont considéré qu’il s’agissait « d’appel au meurtre ».

Ce lundi, Medine a réagi à la polémique sur son compte Facebook en publiant le message suivant : 

« Voilà 15 ans que je combats toutes formes de radicalisme dans mes albums. Un engagement qui me vaut les foudres de l’extrême-droite et de ses sympathisants, qui n’hésitent pas à détourner le sens de mes chansons ; ceux-là même aujourd’hui qui tentent d’instrumentaliser la douleur des victimes et de leur famille.

Désormais, notre question est la suivante : « Allons-nous laisser l’extrême droite dicter la programmation de nos salles de concert voire plus généralement limiter notre liberté d’expression ?« 

Le Bataclan, théâtre mythique de Paris mondialement connu à cause des attentats du 13 novembre 2015 recevra Medine le mois d’octobre prochain. Le gouvernement n’interviendra pas, au nom de la « liberté d’expression ».