11 octobre 2018, 16:48 -

L’apprentissage plutôt que la punition.

C’est ce qu’on appelle une « punition intelligente ». Pour sanctionner les actes racistes de ses supporters, le propriétaire de Chelsea, Roman Abramovitch, a pris une décision assez originale. Plutôt que de les bannir du stade, le dirigeant russe préfère envoyer les coupables… visiter le camp d’extermination d’Auschwitz. Le choix est donc radical: soit ils vont en Autriche, soit leur abonnement au stade est immédiatement résilié.

Interrogé par The Independent, le président du club londonien, Bruce Buck, explique les raisons de cette nouvelle initiative: « Si vous bannissez les gens, vous ne changerez jamais leur comportement. Cette nouvelle politique leur donne la chance de réaliser ce qu’ils ont fait, de leur donner envie de se comporter mieux. Avant, on les privait de tribunes et on les bannissait pendant trois ans maximum. Maintenant, on leur dit : vous avez fait quelque chose de mal. Vous avez le choix : on peut vous interdire de stade ou vous faire passer du temps avec nos agents chargés de la diversité pour comprendre que ce que vous faites est mal » .

Ces dernières années, des supporters des Blues ont plusieurs fois été impliqué dans des affaires d’actes racistes. En 2015, certains d’entre eux avaient empêché un homme noir de monter dans le métro parisien, quelques heures avant un match de Ligue des Champions entre le PSG et Chelsea. Ils ont depuis été jugés et condamnés à des peines de six à douze mois de prison avec sursis.

En juin, 150 supporters des Blues et employés se sont rendus dans le camp de la mort polonais. Un très bon début.