24 avril 2019, 16:26 -

Je vous conseille de lire cet article en écoutant la chanson de Wiz Khalifa et Charlie Puth. Ça le rendra encore plus émouvant.

Je sors à l’instant de la salle de cinéma et suis encore déboussolé. Quelle putain de claque. J’ai du mal à écrire correctement. J’étais même à deux doigts d’envoyer « Baisons » au lieu de « Bisous » par texto à ma mère. Quand on vous dit que la vie ne tient qu’à un fil…

Je viens de passer trois incroyables heures dans la sombre salle d’un UGC situé à Cergy-le-Haut. Laissez moi me réhabituer à la lumière du jour. Vous ne connaissez pas Cergy-le-Haut ? C’est au terminus du RER A, un endroit si loin que même Thanos ne pourrait m’y retrouver.

La cité d’Asgard.

Je tiens à vous préciser qu’il n’y aura aucun spoil dans cet article. Promis ! J’étais au départ très chaud pour faire une analyse du film, mais les multiples menaces parvenues dans mes dm’s Twitter m’ont convaincu de modifier mon plan de départ. Oui, je suis un lâche. Un lâche qui tient à sa vie. 

Inutile de vous faire un pitch de l’histoire, vu que cela fait un an que vous attendez impatient ce film et avez probablement saigner toutes les bandes-annonces de celui-ci.

Grosso modo : les Avengers vont poser un tête à Thanos pour finalement se ramener à 10 contre un. Une équipe de super-héros qui a des airs de bande de rebeux, je vous l’accorde. Ils vont donc tenter de soulever le titan, malgré un effectif qui compte beaucoup de forfaits. On croirait voir le PSG au moment de disputer un huitième de finale de Ligue des Champions. 

Scooters, écouteurs, belek Avengers

La bombone d’énergie des justiciers était vide mais s’est vu rechargée grâce à l’arrivée fracassante de Carol Danvers aka Captain Marvel, qui va leur donner un bon coup de main.  Jusqu’ici, je ne vous spoile rien. Tout était dans la bande-annonce. Rangez vos couteaux et arrêtez de chercher mon adresse IP.

On verra dans ce film de nouveaux aspects du D.U.C Thanos. Clairement, c’est un grand lunatique. Parfois, il aimerait sauver l’univers et parfois, il aimerait le voir brûler. Le cœur qui brûle mais des sentiments glacés. Bon, le Titan n’est toujours pas très « QLF ». Rappelez-vous que pour une pierre, il n’a pas hésité à balancer sa fille dans un ravin. Ni sous alcool, ni sous beuh, il a tout fait consciemment. Inutile de vous préciser que je n’aurais pas aimé être son voisin en 39-45. On a quand même vu mieux comme paternel. 

Il veut voir l’univers brûler, jusqu’à sa dernière flamme. À chacun sa méthode pour éradiquer la faim dans le monde. Certains créent des ONU, d’autres font des voyages humanitaires. Thanos a choisi une méthode un peu plus radicale : exterminer la moitié de l’univers pour mieux le reconstruire. On n’avait pas vu un  tel taré depuis Madara Uchiwa. Dans Endgame, on le voit plus violent que dans le précédent volet, et sans la moindre once d’humanité. 

Sa question préférée : qu’est ce qu’il va faire de toutes ces pierres d’infinité ?

Il est important de préciser que ce film n’est pas une vulgaire suite d’Infinity War. Je dirais même qu’il est légèrement à part. Les plus nostalgiques l’apprécieront à coup sûr. J’avais pourtant imaginé plus de 50 scénarios concernant le déroulé d’Endgame mais aucun ne ne s’est réellement rapproché de celui-ci.

Il était impossible de deviner à quoi est-ce qu’il allait exactement ressembler et je ne suis absolument pas déçu. Les productions nous ont totalement pris à contrepied ! Si vous vous attendez à une castagne de trois heures, patientez jusqu’au 15 mai et allez voir le nouveau John Wick. Keanu Reeves a l’air d’avoir un flow incroyable dedans.

Ce quatrième volet d’Avengers est en quelque sorte destiné aux « vrais fans » du MCU (Univers Cinématographique Marvel). Ils dégusteront à la petite cuillère les nombreux détails et références des précédents films de celui-ci. Si vous n’êtes pas encore allez le voir, un conseil : posez deux jours de congés et retapez-vous tous les films du MCU. Si besoin, je peux vous conseiller un bon médecin sur Cergy qui délivre des arrêts maladies contre un petit billet.

« Et la guerre on l’a fait, on la refera, pourquoi donc épiloguer ? »

Pendant trois heures, on rit, pleure, s’emballe, s’attache, s’émerveille…. Je ne vous cache pas que mes yeux ont piqué lors de certaines scènes… Maudit pollen ! 

Au-delà d’être un superbe film, il clôture également une page de nos vies, qui aura durée plus de dix ans. Onze années de films du MCU, pour être plus précis. Putain de nostalgie. Je me rends compte que j’avais 11 ans lorsque tout a commencé avec Iron Man, en 2008, et que j’en ai maintenant 22. J’ai en quelques sortes grandi avec Tony Stark, Thor, Captain America, Hulk et compagnie. C’était mon squad. Mes shegueys. Aujourd’hui, je suis adulte, et les vois s’envoler avec mon adolescence. 

On s’était dis rendez-vous dans dix ans…

Ce qui m’a fait le plus mal, à la fin du film, c’est de devoir leur dire « au revoir ». Comme si je disais adieu à des potes que je ne reverrais plus jamais. Alors oui, je regarderais encore et toujours les films Marvel. Mais le fait de devoir mettre un point final sur cette histoire me rend nostalgique. Oui, d’autres longs-métrages Marvel verront le jour, comme prochainement Spider Man : Far From Home, qui devrait définitivement conclure la phase 3 du MCU. Mais rien ne sera plus jamais comme avant. Vous comprendrez tout le sens de cette phrase après avoir vu le film.

See you again…

Je resterais toujours ce petit garçon qui s’est émerveillé devant le marteau magique de Thor, l’armure d’Iron Man ou le bouclier de Steve Rogers, même à 40 ans. Et je vous fais la promesse que mes futurs enfants grandiront également avec ces héros. Je les aime plus que « 3 fois 1000 ».

Plus que de simples comics, les Avengers sont des symboles de courage, respect, solidarité et persévérance. Je ne les oublierais jamais. Ils m’ont appris à me battre pour protéger mes rêves. Que même lorsque tout semble noir, il reste toujours une petite flamme d’espoir, prête à être rallumer. 

Ne jamais rien lâcher : voilà la plus belle morale que m’ont transmis ces films. Comme disait Mohamed Ali, « les plus forts ne sont pas ceux qui gagnent mais ceux qui n’abandonnent pas même après avoir perdu ».

Et Mercé les Avengers

Mon plus grand souhait ? Que dans dix ans, mon enfant me demande de lui acheter une figurine Marvel. D’abord pour que je puisse aussi jouer avec, mais surtout pour me remémorer tous les moments de bonheur passés devant ces films, qui resteront à jamais gravés dans ma mémoire.

Merci les Avengers et bon vent. Et si vous souhaitez revenir un jour, sachez que je serais là. Même dans 10 ans. Car il y aura toujours de la place dans mon coeur pour les grands hommes.