26 mars 2018, 12:28 -

Une jeune femme a raconté à nos confrères de l’Équipe le calvaire qu’elle vivait avec son compagnon footballeur professionnel. Elle a raconté qu’il lui empêchait de travailler pour mieux la dominer :

« Avec moi, il était très jaloux et pouvait changer de personnalité à tout moment. N’importe quoi pouvait déclencher sa violence… Il cherchait toujours un prétexte pour taper. Et ce n’était pas des petites gifles, mais des coups-de-poing dans le ventre, sur le visage, partout… En plus, je dépendais complètement de lui financièrement, car il refusait que je travaille » a-t-elle déclaré sous couvert d’anonymat (surnommée Miriam par le média). 

« Quand il me voyait pleurer après m’avoir tapée, il se rapprochait de moi, me demandait pardon, puis me forçait à faire l’amour. Je me débattais, mais je pense que ça l’excitait. Quand c’était fini, je continuais à pleurer dans mon coin ».

La jeune femme raconte à quel point son ex compagnon voulait tout contrôler quitte à être tyranique :
« Il voulait que je lui donne mon mot de passe Instagram. Comme je refusais, sur une route pleine de virages, il s’est mis à accélérer jusqu’à plus de 200km/h, a décroché ma ceinture de sécurité en bloquant le loquet avec sa main », déclare-t-elle. 

Miriam relate également un cas de violence en public, en février 2016, lorsqu’elle décide de le quitter. Elle se rend à la gare pour fuir, mais « il est arrivé et, devant tout le monde, il a vidé mes valises par terre. J’étais enceinte quatre mois et il m’a mis des claques ».

Alors que Miriam est enceinte, « Monsieur » ne reconnaît pas l’enfant et la met à la porte de l’appartement qu’il louait pour elle. « Aujourd’hui, il dit que l’enfant n’est pas de lui, mais il refuse de faire le test ADN », pointe-t-elle. Mais elle a décidé d’arrêter la procédure de reconnaissance de paternité. « Je ne veux plus que « Monsieur » ait le moindre rapport entre mon fils et moi. Je vais retourner chez mes parents en Afrique avec le petit et essayer de me reconstruire », conclut-elle.